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si cette domination existait réellement, le Gou-vernement Français lui-même ne désarmeraitpas, en présence d’une faction devenue son en-nemie implacable. Nous convenons que, dansce cas , l’avenir de la France se présenterait sousdes couleurs bien sombres; mais ce serait-elleseule qui se le serait préparé.
Nous devons encore relever une particularitéque présente la conduite tenue par le Gouver-nement de Louis Philippe dans les affaires dela Belgique; c’est, qu’après avoir aidé au renver-sement du Gouvernement, il prétend maintenantque le retour de l’ancien ordre des choses nesaurait s’effectuer sans danger pour lui ; maisne pourrait-on pas lui dire : pourquoi ne vousêtes-vous pas abstenu de concourir à un acted’une si révoltante injustice P et de ce que vousavez aidé à commettre une iniquité, s’ensuit-ilqu’elle ne doive pas être réparée?
Un journal ministériel disait, il n’j a paslong-tems: que la France ne souffrirait pas derestauration du droit divin à sa porte. Il nousparait qu’il y a de certaines cordes, que les feuil-les du Ministère français devraient prudemmentse garder de toucher, d’abord parce qu’il n’y apas loin. de la résolution de ne pas souffrir une
façon désarmé aussi, en licenciant les régimens Suisses qu’il avaitencore, il y a peu d’années, à son service, et nos ligueurs out ré-pondu par la révolte à cet acte de sa royale confiance.