de guerre aux insurgés d’un pays du Souverainduquel la France se disait l’amie et l’alliée. Orsans le retour de cette confiance, une paix réelledevient impossible, et celle-là ne saurait renaître,que lorsque la France aura réparé, autant qu’ilpeut dépendre d’elle, le mal qu’elle a fait auprincipe d’ordre légal dans les autres pays, etqu’elle sera revenue franchement et sincèrementà ce respect que les nations civilisées doiventaux traités existons et au maintien de la paixpublique dans le sein de chacune.
Sans ce retour plein et entier, le désarme-ment, sur lequel le Ministère français insiste sivivement, serait pour l’Europe une amère du-perie, et s’il se refusait à cet appaisement, il fau-drait en conclure que la propagande (1), ou leparti qui veut tout renverser, domine encorele pays, et dès lors l’Europe ne saurait déposeravec sécurité les armes (2), d’autant moins que
(1) Les hommes du mouvement ont récemment nié l’existencede la propagande , comme si ce n’était pas notoire qu’eux mêmesla composent. L’on avait aussi nié l’existence des Jésuites euFiance et en Belgique; les deux pays savent aujourd’hui ce qui enétait.
(2) Le parti du mouvement semble afficher aujourd'hui des dis-positions moins guerrières; mais qui peut se fier à des hommes,dont les actions démentent le lendemain les assurances de la veille,et à qui, comme aux disciples de Loyoîa, tous les moyens sont bouss’ils conduisent au but.
On se rappellera sans doute que, confiant dans les protestationsdes auteurs de nos maux, le Roi des Lays-Bas avait en quelque