ges publiques ont dû être presque doublées etque les contribuables, écrasés sous îeurpoid, sedéfendent dans beaucoup de localités à mainarmée de l’obligation de les acquitter.
Mais voit-on du moins figurer quelques ré-sultats utiles à côté de tant de conséquencesfâcheuses, qu’a entraînées le système suivi par ceGouvernement de Louis Philippe? non, pas unseul ! La cessation des affaires et l’énormité descontributions ont mécontenté au plus haut dé-gré les masses ; l’esprit de parti est plus violentque jamais; les hommes du mouvement, pourprix de la docilité avec laquelle le ministère acédé à leurs impulsions, lui vouent une haînedes plus intenses, et ne paraissent guère éloignés,à l’instar de ce qui s’est passé dans les Pays-Bas,de s’allier à l’extrême opposé pour renverser lenouveau Gouvernement.
Quant à la Belgique, de bonne et loyale voisine,même d’utile alliée, qu’elle aurait pu être pour laFrance, sous le Roi des Pays-Bas, elle est deve-nue le réceptacle des Jésuites, et par conséquentun foyer de conspirations contre le trône et LouisPhilippe, foyer, qui est hors de la portée du Mi-nistère français et auquel le fantôme royal quicroit régner sur nos provinces n’ôserait jamaistoucher sans compromettre sa frêle existence.
Il y a plus; cette même Belgique qui auraitpu être encore une alliée si utile pour la France
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