241
En présence de tous ces faits, de ces cris etchants de guerre que les propagandistes firententendre , comme s’il s’agissait pour la France demarcher au devant d’une nouvelle coalition, lesPuissances ne purent pas rester désarmées etforce leur fut de se mettre sur le pied de guerre,ce quelles ne firent néanmoins qu’avec lenteur.Dès ce moment l’état de paix n’était plus quefictif et les divers pays avaient à peu. près lesmêmes charges à supporter , comme si l’on étaiten guerre ouverte.
Si la France a fait beaucoup de mal à l’Eu-rope en la forçant à prendre cette attitude, elles’en est fait un bien plus grand à elle même.En effet les immenses arméniens, qu’elle s’estplues à faire, absorbèrent des sommes énormeset augmentèrent par conséquent dans la mêmeproportion les charges publiques ; mais le plusgrand mal, qui résulta du système suivi par leministère, fut la perte totale de la confiance tantau dehors qu’au dedans et par suite la stagna-tion de toutes les affaires.
Et comment pouvait-il en être autrement? Qui
de la propagande, il n’en demeure pas moins vrai qu’il a persé-véré dans la route qui lui fut tracée par elle , en continuant saprotection à la révolte Belge, en intervenant en faveur des chefsde toutes les insurrections qui étaient tombés au pouvoir des dé-fenseurs de l’ordre légal et en finissant par vider lui-même au profitde la révolte et danger le principe qu’il voulait établir comme règlepour les autres Gouvernemens.
16