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gitifs Italiens, ainsi que les renseignemens, qu’ona recueillis en Pologne, apprendront, peut-êtrebientôt, au monde la marche qu’il avait adop-tée à l’égard de ces pays, lors de la naissancedes événemens qui les ont bouleversés (1).
Après avoir proclamé le principe de non-in-tervention , le Ministère français pressa les ar-méniens, pour se mettre en état de l’appuyer, etannonça avec une certaine ostentation son in-tention de porter l’effectif de l’armée à 500,000hommes, et de la faire appuyer, au besoin, partrois millions de gardes nationaux et fit sonneren même tems très-haut les mots de gloire ,grandeur, prépondérance.
L’Europe ne montrant pas la moindre dispo-sition hostile contre la France, il devenait évi-dent que tous ces préparatifs de guerre n’eurentprincipalement pour but que de soutenir leprincipe de non-intervention; ainsi la propa-gande alluma des incendies et le Gouvernementde Louis Philippe s’arma pour empêcher qu’onles éteignit (2).
(1) Notre intention n’est pas d’émettre ici une opinion quelcon-que sur la cause polonaise, et nous nous bornons à exprimer l’in-time conviction , ou nous sommes , que cette cause, fut elle lameilleure, n’aurait jamais pu avoir de résultats avantageux pourle peuple, parce qu’elle aurait été infailliblement gâtée par l’in-fluence de ceux qni avaient provoqué l’insurrection en Pologneet dont les théories sont incompatibles avec la stabilité d’unordre politique quelqu’il soit.
(2) Vainement le ministère désavoua postérieurement les menées