dre établi dans les divers pays de l’Europe , com-mença d’abord par exciter l’insurrection en Bel-gique et la soutenir par des hommes et de l’ar-gent, en même tems ses agens fomentèrent etfirent éclater, à peu d’intervalle les uns des au-tres , des soulèvemens en Pologne (1), en Italieet dans plusieurs autres états; puis, feignant dese méfier des dispositions pacifiques des grandesPuissances, elle demanda à grands cris, que laFrance s’armât, sous prétexte de défendre sonindépendance ; mais dans le but réel d’attaquerà la première occasion que la propagande avaitprojet de faire naître, pour répandre et soutenirà main armée ses pernicieuses doctrines.
Pour procurer à ses desseins l’appui d’uneprétendue opinion publique, elle fit publierjournellement, par ses feuilles des articles dontchacun pouvait être considéré comme un mani-feste de guerre contre les Puissances.
Le Gouvernement suivit en tous points l’im-pulsion que la propagande lui donna ; l'appuiqu’il a prêté à l’insurrection de la Belgiqueest notoire, et les documens saisis sur les fu-
(i) Nous vîmes plusieurs de ces apôtres de malheurs traversernos proviuces pour aller remplir leurs affreuses missions dans lespays etrangers: un de nos amis entendit, dans les premiers joursd’Octobre, un d’eux se vanter publiquement d’avoir tiré, lois desévénemens de Juillet, le premier coup de fusil et d’avoir abbattuun gendarme. Il disait vouloir se rendre par le Iîolstein enPologne.