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ce nous semble, qu’il n’y avait dans leur ma-nière de procéder nulle arrière-pensée, nuldésir secret de s’immiscer dans les affaires de laFrance.
Dès lors le Gouvernement de Louis Philippe,dégagé de toute inquiétude fondée réîativementà l’extérieur, pouvait vouer toute sa sollicitudeaux intérêts intérieurs de la nation, consoliderses institutions et faire renaître au dedans etau déhors la confiance, que les grandes commo-tions politiques ne manquent jamais d’ébranler.
Le Gouvernement devait surtout s’empresserd’établir un système de finances, qui lui permitde diminuer considérablement le chiffre du Bud-get, parce que, après tout, les masses ne secontentent pas d’idées abstraites et que les plusbrillantes théories libérales ne leur feront jamaiscomprendre qu’il ne vaut pas mieux pour ellesde payer moins que plus.
En suivant une semblable marche, le Gou-vernement français pouvait peut-être parvenirà des résultats avantageux pour lui et satisfai-sans pour le pays. Le destin de la France vou-lut qu’on adoptât un système diamétralementopposé.
La propagande, ayant résolu, au mépris desengagemens tacites ou explicites pris par laFrance envers les Puissances, de faire à la foisune guerre secrète et une guerre ouverte à l’or-