affaires en France et ceux qui participèrentplus ou moins indirectement au pouvoir, vou-èrent presque toute leur attention aux moyensde consolider la révolte de la Belgique et d’entirer parti, ils perdirent de vue des intérêtsd’un ordre plus élevé, qu’ils ne purent négliger,sans exposer leur pays à une crise dont le termeet les effets seraient au dessus de la prévoyancehumaine. Qu’il nous soit permis de développernotre pensée à cet égard.
Lu moment où les Puissances purent envi-sager la révolution de Juillet comme un faitaccompli, elles s’empressèrent de reconnaîtrele Gouvernement qui en était sorti et ne mi-rent, soit implicitement, soit explicitement àleur acte de reconnaissance, que la conditionpour le nouveau pouvoir: de respecter les trai-tés existans, de Borner ses soins aux intérêtsintérieurs de son pays et de ne troubler enrien la tranquillité des autres états. On nepouvait certainement pas demander moins auGouvernement qui venait de naître. Les Puis-sances étaient pourtant en droit d’élever quel-ques doutes sur la compétence des hommes,qui s’étaient chargés de l’énorme responsabilitéde prononcer la déchéance d’une dynastie, pourlui en substituer une autre, sans qu’au moinsle pays eut été préalablement consulté; maiselles s’en abstinrent, et de là on pouvait conclure