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il faut encore compter la grande majorité dela population industrielle, qui ne se fait nul-lement illusion sur le sort que la réunion luiprocurerait.
Telles furent les dispositions de nos con-citoyens envers nos voisins, vers la fin de1830. Il nous a paru important d’entrerdans quelques développemens, en les consig-nant ici, et nous défions qui que ce soit denous contredire avec vérité. Nous pourrionsencore citer, à l’appui de ce que nous venonsd’établir, la faible majorité, avec laquelle lenom d’un Prince français est sorti naguère del’urne électorale à Bruxelles, quoique le per-sonnage fut considéré par beaucoup de me-neurs, comme étant en quelque sorte l’hommede la nécessité.
Nous ajouterons que, si bien peu de nos con-citoyens se montrèrent favorables à une réu-nion à la France, il y a un an, le nombre enest bien diminué, depuis. Quelque accablansque soient les maux que la glorieuse révolutiona accumulés sur notre pays, on ne s’y trouveaucunement disposé à subir, comme remède,les conséquences d’une autre qui, différentedans ses causes, ne semble pas plus heureusedans ses effets, que celle dont nous sommesles témoins et les victimes.
Tandis que les hommes placés à la tête des