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de la France, dans toutes nos provinces, sur-tout dans celles flamandes, et l’accueil qu’on fitpartout aux armées alliées. En combinant avecces circonstances l’empressement avec lequel desnotabilités du pays consentirent à accepter desfonctions et des emplois publics, pendant quel’on se battait encore en France, l’on demeureraconvaincu, que la sympathie qui s’était établieentre les deux pays, après une réunion deplus de vingt années, n’était guère grande.
L’on aurait versé dans une autre erreur grave,si l’on avait cru à l’existence de sentimens réelsde rapprochement du côté des Belges, lorsquela révolte éclata.
Des êtres tels que nos ligueurs, dont toutel’entreprise n’était fondée que sur la fourberieet le mensonge, pouvaient bien protester dudévouement de la Belgique à la France: uneimposture de plus ne leur coûtait rien, dèsqu’elle put leur devenir utile, comme ce futen effet le cas. Ils avaient bien protesté solen-nellement de leur inaltérable dévouement à leurlégitime souverain, lorsqu’ils avaient déjà conçucontre son autorité des projets d’une noire jîer-fidie ; mais au vrai il n’exista quelque propen-sion pour la France que chez le sixième ou lecinquième, tout au plus, de la population desprovinces wallonnes, laquelle ne forme au totalqu’environ 800,000 individus. Parmi cette ex-