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à préjugés et à passions. Le désir et l’espoirde faire rentrer nos provinces sous la domina-tion française ont probablement contribué aussià la résolution du Gouvernement de Louis Phi-lippe de soutenir l'entreprise de nos ligueurs.La France est un des pays où l’on s’abandonnefacilement aux illusions: la circonstance dontnous parlons en fournit une nouvelle preuve.Les hommes, qui se berçaient de l’idée que la Belgi-que pouvait lui appartenir encore, ne songèrentpas que pareil événement ne saurait avoir lieuqu’après une guerre d’extermination contrel’Europe dont la France serait sortie victori-euse , guerre qu’elle n’était pas plus disposéeque préparée à entreprendre; mais ce qu’il yavait surtout d’incompréhensible de la part deshommes qui formèrent ce rêve d’aggrandisse-mfint, c’était l’illusion qu’ils se firent sur l’as-sentiment du pays.
Il fallait avoir complètement oublié le passéet ignorer entièrement l’état présent des cho-ses , pour se tromper à ce point.
Pour se faire une juste idée de la prétenduesympathie existante entre le peuple belge et lanation française, sympathie, que des personnagestrès-élévés en rang se sont donné le ridiculede faire sonner fort haut, dans ces dernierstems, il faut d’abord se rappeler la jubilation,qui se manifesta lors de la retraite des troupes
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