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un acte hostile à leur pays, quoique, au fond,il ne fut qu’une garantie pour le repos de l’Eu-rope et pour celui de la France même, qui avaitautant, et plus encore que d’autres pays, besoin^de la paix. Cet acte fut d’ailleurs la moindreprécaution, que les Puissances pussent prendrepour se mettre à l’abri des nouvelles entreprises,que pourrait être tentée de former une nationqui, pour satisfaire sa manie des conquêtes, avaitpendant si long-tems troublé la paix du monde,épuisé la substance des pays et la patience despeuples, menacé enfin, toutes les existences.
Sans doute l’Europe pouvait se créer d’autresgaranties contre le retour de tant de calamités,et il y avait à la véritable générosité de sapart, que de laisser, en 1814, la France ce qu’ellefut avant la guerre, lorsque les armées alliéesoccupèrent sa capitale et la plus grande partiede ses provinces. L’Europe fut encore géné-reuse, lorsque en 1815, après l’avertissement,ou pour mieux dire, la leçon qu’elle reçut parla reprise des hostilités, elle se borna aux sti-pulations du traité de la même année.
Ces reflexions sont sans doute propres à nousattirer l’animadversion des Français, pour quil’existence du Royaume des Pays-Bas était unepierre d’achoppement; mais écrivant dans l’in-térêt de la vérité et de la justice, nous n’am-bitionnons nullement les suffrages des hommes