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iiianderaens par lesquels ils désignèrent, ehtermes peu déguisés, aux électeurs les frèresde la robe courte, à défaut d’un nombre suf-fîssant de candidats parmi ceux de la robe lon-gue (1). Ces mandemens mirent le ban et l’ar-rière ban de la congrégation en campagne, etce fut une chose bien digne de remarque, queles mouvemens que ces Messieurs se donnèrent,pour obtenir des nominations favorables à leurcause. Beaucoup poussèrent leur zèle jusqu’àamener eux-mêmes les électeurs campagnardsen ville: d’autres se permirent de s’introduiredans les assemblées électorales (où ils n’eurentaucun droit de pénétrer), de se faire exhiberpar les électeurs les billets de votes, de lacérerceux qui n’étaient pas dans leur sens et de lesremplacer par d’autres dont ils étaient munis (2).
Ces menées eurent à peu près tout le succèsque le parti s’en promettait. La majorité dansles deux chambres lui fut acquise et avec d’au-tant plus de facilité, que dans presque toutesles provinces plus de la moitié des électeurs
(1) Une nouvelle loi ayant établi un cens électoral, la plupartdes ecclésiastiques ne furent plus ni électeurs, ni éligibles.
(2) Dans une des villes des Flandres un ecclesiastique qiii s’étaitintroduit induement daus une assemblée électorale, voulant tirerson mouchoir, fit sortir en meme teins par inadvertance de sapoche et répandit sur le parquet tout un paquet de billets desuffrages, sur lesquels se trouvèrent inscrits les noms des élus dela révérende Congrégation.