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crient qu’il n’y a ni lois, ni règles pour eus,et s’imaginent que le monde n’est là que pourobéir à celles qu’il leur plait de lui prescrire.
Dès que le Gouvernement de Léopold se vitdélivré du danger imminent auquel l’avait ex-posé l’apparition de l’armée des provinces duNord, il fit procéder à l’élection d’une nouvellereprésentation, soi-disant nationale, qui ne devaitpas l’être davantage que ne le fut le Congrès.
Lorsqu’on reprochait, sous le Gouvernementdu Roi, au parti-prêtre , de n’avoir répoussé, en1815, la loi fondamentale, que parce quellene lui donnait pas à l’exercice du pouvoir pu-blic la part à laquelle il prétendait, et de netramer le renversement de l’ordre établi, quepour parvenir à dominer le pays, il soutint ob-stinément que ses vues n’avaient rien de ter-restre. La conduite qu’il tint, lors de la nomi-nation des membres du Congrès, démentit déjàformellement ses protestations hypocrites. Maisce qui acheva de mettre ses projets au grandjour, ce fut la rare impudence, avec laquelleil s’arrogea le droit de diriger les nouvellesélections.
Non seulement des ecclésiastiques d’un ranginférieur firent tous leurs elïorts pour fairetomber les choix sur les hommes du parti ;mais les évêques mêmes, oubliant que leurrègne n’est pas de ce monde, publièrent des