mais on nous a assuré (ce que nous ne vou-drions pourtant pas affirmer) que cette retraitene fut en partie que simulée et que nombre desousofficiers et soldats revinrent par d’autreschemins pour prendre rang dans l’armée Belge.Ce qu’il y a de notoire et qui a meme été au-torisé par une loi, c’est l’admission dans celtearmée de quelques centaines d’officiers générauxet autres de tous grades , admission motivée sur ledéfaut des qualités réquises chez beaucoup d’of-ficiers indigènes. Ceux appelés de France, ou,pour mieux dire , envoyés par leur Gouverne-ment, gardèrent l’uniforme et les couleurs deleur pays.
Voilà donc les mêmes hommes, qui avaientfait un grièf contre le Ptoi de n’avoir pas em-ployé assez de Belges, comme officiers, forcésd’avouer par le fait, que la Belgique manquede sujets capables et de justifier ainsi sur cepoint le Souverain dont ils avaient calomnié lesintentions.
Ce qui est encore digne de remarque, c’estque ces mêmes hommes, après avoir poussédes clameurs contre la présence supposée de mi-litaires prussiens à l’armée Hollandaise, appelè-rent une légion d’officiers Français à la leur,outre ceux et les nombreux sousofficiers et sol-dats qui y étaient déjà. Telle est partout lamanière d’agir de ces absolutistes libéraux, qui