Nous avons déjà dit et démontré, que le paysa été pris au dépourvu par une association defourbes; nous ajoutons qu’il serait bien parvenuà se dégager de leurs filets, si les Puissancesn’avaient pas mis trop d’empressement à conso-lider l’oeuvre de ces misérables, et si quelquesunes d’elles n’avaient pas poussé l’iniquité jus-qu’à la soutenir par la force.
Les événemens de la campagne d'Août ayantdû prouver évidemment, que nos concitoyens n’é-taient nullement disposés à exposer leurs per-sonnes et leur fortune pour soutenir la cause dela révolte, on était autorisé à croire que toutau moins la Conférence l’abandonnerait à sa des-tinée et défendrait à celles des Puissances, qui»l’avaient pi-otégée jusqu’alors, de s’en mêler dé-sormais en aucune façon: on se trompa fort, enraisonnant ainsi.
Le premier soin des plénipotentiaires fut delégitimer par leur assentiment l’intervention ar-mée de là France: les termes dont ils s’étaientservi à cette occasion semblaient même prouverqu’il s’en fallait peu qu’ils ne la remerciassent decette violation de tous les principes de droit.
La présence d’une armée Française étant néan-moins importune à l’Angleterre,laConférence con-sentit à prier poliment le Gouvernement de LouisPhilippe de la retirer: toutefois cette prière n’eutson effet, qu’après d’assez longues négociations;