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Cette immensité d'intérêts, compromis par larévolte , méritaient bien aussi quelque attentionde la part des Puissances, d’autant plus, que sion n’avait pas eu une foi pleine et entière dansla durée de leurs traités de 1815, on se seraitbien gardé d’exposer une masse aussi énorme decapitaux au hazard des événemens. Mais cettemême énormité de capitaux employés dans desentreprises de tous genres devaient prouver àla Conférence, que le bouleversement de l’ordreétabli ne pouvait jamais entrer dans la penséede la partie la plus nombreuse et la plus im-portante de la population de nos provinces.La Belgique, pour n’être pas un pays de hauteslumières et d’érudition, n’est pas un pays defous : Or il aurait fallu qu’il le fut, si ses ha-bit ans , libres d’ailleui’s comme l’air, jouissant,pour leurs personnes, leurs propriétés et leursindustries , de la plus ample protection des loiset de la vive sollicitude du Gouvernement, eus-sent voulu risquer tant d’intérêts matériels etmoraux contre des questions abstraites, tels quel’étaient pour les neuf dixièmes de la populationcelles que renfermaient les prétendus grièfs ar-ticulés par la ligue.
Mais dira-t-on , peut-être : pourquoi avez-vouslaissé faire la révolution? A cette questionnonsrépondrions, par une autre, celle de savoir: pour-quoi on s’est tant pressé de la sanctionner?
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