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onnel Belge dans la nécessité d’employer desmesures coercitives pour pousser sous les armeset miliciens et gardes civiques ; en voyant d’unautre côté la population entière ne céder qu’àla force jiour porter des sacrifices quelconques ;voyant enfin le pays ne faire aucune démonstra-tion hostile contre l’armée Hollandaise qui s’a-vançait (1) et au contraire les habitans s’em-presser de la recevoir, comme ils recevraient destroupes qui changent de garnison (2), témoins,disons-nous de cette marche des choses, on duts’avouer, que la prétendue cause Belge n’est point-la cause de notre pays, mais uniquement celled’une audacieuse et perfide coterie qui l’opprimepour le dépouiller et ose faire des puissances lesappuis de ses forfaits.
La conviction , ainsi fixée sur le véritable étatdes choses dans notre pays, aurait dû, ce noussemble , motiver un changement dans la marche
(1) L’on aurait vu encore d’autres dispositions se manifester,sans la nouvelle de l’approche d’une armée française que la ligueeut soin de répandre aVec le plus grand empressement.
(2) Ce que nous disons de la conduite de nos concitoyens a l’é-gard des troupes Hollandaises est l’exacte vérité’, et nous le soute-nons’ en dépit des feuilles mensongères de l’union. Si quelquesexceptions ont eu lieu , elles furent en bien petit nombre et neprouvent rien contre la règlej du reste la discipline dans l’annéeHollandaise était si sévère, que des discussions entre les militaireset leurs botes ne purent pas facilement s’engager, et il y en avaitcertainement moins entre eux, qu’il n’en existait entre ccs dernierset les troupes régulières Belges,