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niée Hollandaise en Belgique, elle pouvait four-nir à la Conférence matière à de nombreuseset sérieuses réflexions, du moins à ceux de sesmembres qui n’avaient pas mission de protégerle principe de la révolte. Elle a pu être trom-pée et sans nul doute elle l’a été par les rap-ports inexacts des agens qui dévaient l’éclairersur les véritables causes et le caractère du sou-lèvement, qu’on a su opérer dans nos provinces.Mais il y a tels événemens, qui dessinent si net-tement les situations et caractérisent si positive-ment les hommes et les choses, qu’il n’est pluspermis à personne de rester dans l’erreur à leurégard. Par exemple, quand on vit le peupleHollandais s’unir étroitement à son Souverain,courir spontanément aux armes, faire des sacri-fices , dont l’histoire ne fournit guères d’exem-ples, pour se mettre en état de défendre son ex-istence menacée à la fois par de perfides enne-mis et de tièdes et timides amis ; enfin quand onvit l’armée, que ces sublimes élans avaient pro-duite comme par enchantement, et dont le per?sonnel était pour la plupart étranger au métierdes armes , se précipiter sur ses adversaires avecun courage digne des plus vieilles phalanges;quand on vit tout cela, chacun dut se dire : lacause que ce peuple défend est nationale et il ala plus intime conscience de sa justice.
Mais en voyant le Gouvernement insurrecti-