197
entièrement cessé et on était en pleine négociationpour la reddition de la place, lors qu’une bat-terie d’artillerie belge rouvrit inopinément sonleu près d’une des portes, tua et blessa quel-ques hommes. Le Prince , au lieu de rompreles négociations et de faire attaquer la ville,eut la générosité d’envoyer des parlementairespour faire cesser cette agression de sauvages.
La retraite des troupes belges devint, aprèsles prémières attaques quelles avaient soutenues,si prompte, et l’armée Hollandaise les suivit desi près, que Léopold pouvait facilement devenirle prisonnier du Prince, qu’il était venu dé-pouiller d’une partie de son héritage ; à peinetrouva-t-il encore une voie ouverte pour seretirer à la vue des tirailleurs Hollandais, etfuir à peu près connue délaissé, vers Malines.
Dans ces entrefaites, la colonne du Duc deSaxe-Weimar s’était avancée jusqu’à environdeux lieues de Bruxelles et rien n’eut pu em-pêcher ce général de prendre possession de lacapitale par une partie de ses troupes, tandisque l’autre aurait continué son mouvement pourmenacer les derrières de l’armée belge station-née à Louvain, lorsque des parlementaires fran-çais et anglais vinssent annoncer, ou dire, qu’unearmée française, envoyée par Louis Philippe, ausecours de Léopold, était tout près, et l’invi-tèrent à ne pas s’avancer davantage avec sa