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colonne. Cette notification lut également faite auPrince héréditaire et S. A. R. crut en consé-quence devoir faire cesser les hostilités.
Ainsi se trouva donc arrêtée une entreprise,à la fois juste et glorieuse, jjar le plus scanda-leux abus de la force, et en violation du prin-cipe de non-intervention que la France elle-mê-me avait proclamé, quand elle voulait protégerla révolte belge, et qu’elle n’a enfreint ensuite,que pour la sauver du péril imminent qui lamenaçait : une entreprise, que toute la popula-tion honnête et loyale de nos provinces consi-dérait comme l’unique moyen d’y rétablir lecalme et l’ordre, et de les délivrer de la plushonteuse, de la plus dégradante tyrannie, quipuisse peser sur un pays.
Nous venons de dire qu’il y a eu de la partde la France abus de sa force, et en effet il y ena eu ; car, si les troupes Hollandaises eussentvoulu poursuivre leurs succès, l’armée françaiseavait ordre de les attaquer, et dès lors il y au-rait eu guerre entre les deux pays; dans cecas trente deux millions en attaquaient deux,soit seize contre un. Et si les quatre millionsBelges eussent été si enthousiasmés pour laglorieuse révolution, comme les organes de lafraude et du mensonge le prétendaient, on seserait trouvé dix huit contre un. Il nous sem-ble , que pour donner au monde une juste idée