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même tems une colonne sous les ordres duDuc de Saxe-Weimar fut chargée de tournerla position de Léopold et de couper les commu-nications entre Bruxelles et Louvain.
A quelques lieues de cette dernière ville,l’armée Hollandaise trouva celle belge dans uneposition assez avantageuse et l’attaqua d’abord ;quelques corps soutinrent les premiers chocs;mais ils durent enfin céder et se replier versLouvain: finalement la déroute se mit aussi
dans leurs rangs et dégénéra dans une épouvan-table cohue. L’armée victorieuse ne tarda pasà se présenter et à prendre position devantla ville.
Dès ce moment Louvain , où la confusion étaità son comble, fut à la discrétion du Princehéréditaire, et rien n’eut pu l'empécher, d’aprèsl’opinion de tous les témoins oculaires, de s’enemparer de vive force ; mais, avare du sang destroupes sous ses ordres et voulant, nous n’endoutons pas un instant, éviter à une ville po-puleuse les horreurs d’un assaut, il consentità accorder aux troupes qui y étaient renfer-mées une capitulation et leur laissa, jusqu’aulendemain à midi, le tems de l’évacuer.
Cependant un incident, comme en font naîtresouvent dans la guerre des troupes indisciplinées,faillit à devenir funeste à la cité, que le généralis-sime se plaisait à épargner; les hostilités avaient
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