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Nord avait gagné du terrain par suite de plu-sieurs attaques impétueuses qui avaient forcéles troupes belges à se replier : les mouvemensrétrogrades de celles-ci se firent toutefois enassez bon ordre et en combattant jusqu’ à Ilas-selt: mais là, tout au commencement d'unenouvelle attaque que fit l’armée Hollandaise,leur retraite se changea en déroute et dégénérabientôt en une fuite dont les annales militairesne fournissent que peu d’exemples. Tous lescorps se débandèrent et se divisèrent en uneinfinité de petites troupes, fuyant par tous leschemins qui se trouvaient devant elles, et mar-quant les directions qu’elles avaient prises parles eflets d’armement, d’habillement et d’équi-pement, quelles avaient jetés, soit pour liaterleur fuite, soit pour se dépouiller de tout signe ex-térieur qui aurait pu les faire reconnaître par l’ar-mée Hollandaise qu’ils croyaient à leur poursuite.
Ce fut dans ce t état que le corps, connu sousla dénomination d’armée de la Meuse , arrivasous le canon de la citadelle de Lièsre.
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En ayant ainsi fini pour le moment aveccette armée, les Princes renoncèrent sagementà profiter de la facilité qui s’offrait d’acheverleurs succès contre elle, et se portèrent par unsavant mouvement de flanc sur Louvain oùdeux autres corps d’armée, commandés parLéopold en personne , se trouvèrent réunis. En
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