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Telles furent les dispositions des deux payset de leurs armées.
Léopold ne se douta pas de cet état des cho-ses ; mais tandis qu’il nageait dans les délicesde sa nouvelle grandeur et qu’il se plaisait àprêter l’oreille à de plattes adulations, à écou-ter des protestations d’inébranlable fidélité, sor-ties de la bouche d’hommes souillés par la tra-hison et le parjure, et à entendre les vivatd’une plèbe payée pour lui exprimer des senti-mens d’amour que personne ne songeait à luiporter, tandis, disons-nous, que tout cela sepassait chez le Prince et autour de lui, il seformait un orage sur la frontière septentrionalede nos provinces qui devait interrompre cesdouces jouissances.
Dans les derniers jours de Juillet le Roi serendit à l’armée pour la passer en revue, saprésence produisit sur toutes les troupes uneffet électrique. Immédiatement après, le Princehéréditaire, que tant de brillans faits d’armesavaient déjà illustré dans les guerres précéden-tes, fut nommé commandant en chef, et vint semettre de suite à la tête de l’armée, accompagnéde son frère, le Prince Frédéric.
Toutes ces circonstances devaient être pourLéopold autant d’avertissemens, surtout quandon les rapprochait du dernier § de la déclara-tion du 22 Juillet, et il pouvait d’autant moins
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