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de cette catégorie d’individus un certain nom-bre offrit ses services, à condition qu’ils obtien-draient des grades qu’on s’empressa de leur ac-corder, quelques uns, sans attendre qu’on lesleur donnât, les prirent d’eux-mêmes. L’autresubdivision était formée soit du rebut de la socié-té , soit de malheureux ouvriers qui, privés de tra-vail et de pain par suite de la révolte, demandèrentà s’enrôler pour exister, sans être disposés à sefaire tuer, ou estropier en combattant pour elle.
A la troisième classe appartenaient tous les aven -turiers, qui étaient accourus de divers pays, prin-cipalement de France, pour aider à piller notrepauvre pays (1).
Du reste nul élan, nul mouvement spontanéne se faisaient remarquer pour la défense de lacause révolutionnaire parmi les classes qui com-posent réellement la société. Chacun ne faisaitque ce dont il ne pouvait pas se dispenser sanss’exposer aux actes de violence des dominateurs.
Quant à des dons patrio tiques, celui qui seserait avisé d’en provoquer, serait infailliblementdevenu l’objet de la risée publique.
régiment, qui portaient des marques de flétrissures sur leursépaules.
(i) Les habitans des contrées, où ces hordes indisciplinées et pil-lardes furent cantonnées , garderont encore long-tems le souvenirdes brigandages, qu’elles ont exercés, et des vexations inouies, qu’el-les leur ont fait éprouver. La ruine complette de maintes hon-nêtes familles de cultivateurs s’en est suivie et une foule d’autresne parviendront jamais à réparer les perles qu’elles leur ont causées.