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L’armée était pourvue d’un matériel suffisantet assez nombreuse pour entreprendre une cam-pagne; non seulement on avait forcé à rester,ou à rentrer au service tous les sous-officiers etsoldats qui étaient sous les drapeaux, à l’époqueoù la révolte éclata, mais on avait encore faitde nombreuses levées supplémentaires de milicienset mobilisé le premier ban de la garde civique.
Cependant, loin de montrer le moindre en-thousiasme, le moindre dévouement pour la causequ’ils étaient appelés à défendre, les subalternesne purent être retenus à leurs corps que par laforce ; encoie la maréchaussée devait-elle êtreconstamment en campagne rechercher et fairerejoindre les déserteurs.
Trois classes de volontaires se présentèrent:la première se composait d’un nombre très-bornéde jeunes gens de la classe moyenne qui, pous-sés par le désir de porter des épaulettes, deman-dèrent des places d’officiers, quoiqu’ils n’eussentni les connaissances ni l’aptitude, réquises pourle métier des armes.
La seconde classe se subdivisait en deux par-ties: dans l’une figuraient ces êtres que toutesles révolutions trouvent prêts à les servir, nousvoulons parler des hommes ruinés dans leur for-tune et pex-dus de moeurs et de réputation (1) :
(i) Nos lecteurs se rappelleront bien ce que le Ministre de laguerre avait dit publiquement au sujet de i/j. officiers d’un seul