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Les détails, que nous venons de rapporter, nousont été communiqués par nombre de personnesdignes de foi, et tout le monde a pu en entendrela confirmation de la bouche des militaires dela ligne et des gardes communaux, pendant lacourte campagne, que les troupes des provincesdu Nord ont faite dans les nôtres.
Nous les donnons, ces détails, pour comparerce qui a eu lieu en Hollande avec ce qui s’estpassé chez-nous, et pour prouver, par ce qui estadvenu de part et d’autre, laquelle des deux cau-ses était nationale, ou ne l’était pas.
Avec une armée comme celle que le Roi avait,et soutenu par un dévouement et un enthousi-asme, tels que ceux que toutes les provinces ma-nifestèrent, le Monarque pouvait, fort d’ailleursde la justice de sa cause, tenter le sort des ar-mes avec une entière confiance.
Dans nos provinces les choses se passèrent toutdifféremment. Le personnel gouvernemental n’in-spirait que du mépris à l’immense majorité deshabitans, et la cause, qu’il s’agissait de défendre,étant considérée par eux, comme la sienne,était ainsi que lui sous le poids de la réprobationpublique.
D’un autre côté, beaucoup de chefs militairesayant manqué à l’honneur, en violant leurs ser-mens de fidélité à leur légitime Souverain, étaientflétris dans l’opinion.