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d’y consentir. Toujours est-il que les amis desprincipes d’ordre et de justice ne purent l’en-visager , que comme un sinistre présage ; leursappréhensions ne furent que trop fondées.
La sanction que la Conférence s’était empres-sée de donner à l’oeuvre de la révolte, par lareconnaissance de l’indépendance de nos pro-vinces dut nécessairement procurer à cette oeu-vre une consistance que, sans cet acte, elle n’au-rait jamais acquise. Aussi nos tyrans en prirent-ils un ton d’assurance qu’ils étaient loin d’avoiravant.
Nous en vîmes et en sentîmes bientôt les ef-fets : la fortune publique fut livrée aux. plusscandaleuses dilapidations, les charges des con-tribuables furent doublées, triplées même dansde certaines localités, tantôt sous une forme,tantôt sous une autre. Les fonctions et les em-plois publics furent augmentés sous divers pré-textes et confiés à l’ignorance, à l’ineptie et àla plus crapuleuse cupidité.
Les grades militaires furent multipliés outremesure (1) et prostitués aux êtres les plus in-
(i) Il y avait à peu près autant de Majors dans les régimensqu’on y comptait de compagnies, et dans chaque corps il existaitau moins le nombre double des officiers qu’il y fallait. Pour réunirles moyens d'entretenir ces scandaleuses sinécures, l’inexorable por-teur de contrainte venait arracher aux malheureux contribuables lesressources qui ne suffisaient de'jà plus à ses propres et plus près-sans besoins.
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