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D’un autre côté le même pouvoir révolution-naire fit construire, au mépris et de l’armisticeet de la convention particulière, dont nous avonsdéjà fait mention , des ouvrages offensifs devantla Citadelle d’Anvers, et ses bandes indiscipli-nées ne cessèrent de harceler les troupes royalessur toute la ligne occupée par celles-ci, et d’exer-cer maints brigandages contre les fidèles sujetsdu Roi. Il y avait bien certainement là violationmanifeste des arrangemens consentis et par con-séquent matière à exécuter contre les insurgésles menaces. Mais on n’en fît rien : les troupesdes révoltés gardèrent les positions qu’il leuravait plu de prendre ; Maastricht resta bloquépendant tout l’hiver, et si la place n’avait pasété bien approvisionnée et bien défendue, elleaurait du se rendre aux rebelles ; en dépit desauteurs de l'armistice et de leurs menaces, lestroupes du Roi se trouvant empêchées par cetacte de la sécourir.
Cependant la Conférence ne pouvait pas igno-rer ces violations d’un traité qu’elle avait im-posé : elles étaient tellement manifestes que tou-tes les feuilles publiques en parlèrent, et pour-tant elle ne prit aucune mesure pour les repri-mer. Nous n’ignorons pas que cette toléranceinique fut principalement l’ouvrage de la Franceet de l’Angleterre ; mais nous ne pensons pasqu’il y eut nécessité pour les autres puissances