clignes (1) ou à des individus ne possédant mil-les connaissances, nulles aptitudes pour le métierdes armes.
Mais il restait et reste encore au pays une au-tre armée à nourrir: c’est celle des ouvriers quela révolte a privés de travail et par conséquentde moyens d’existence.
Ces malheureux, que les ligueurs avaient d’a-bord enhardis parles cajoleries et l’argent qu’ilsleur prodiguèrent, sont maintenant laissés pareux à la charge des honnêtes et paisibles ci-toyens , victimes de leur infâme entreprise etforce nous est, pour nous soustraire aux effetsde la brutalité de ces êtres affamés, de partageravec eux ce dont beaucoup d’entre nous au-raient besoin pour faire exister leurs propresfamilles (2).
(1) Le Ministre de la gnerre dut avouer récemment devant nosprétendus Représentai : que Von avait découvert dans un seulrégiment quatorze officiers qui -portaient sur leurs épaules lapreuve des condamnations infamantes subies. Et la Conférence alégitimé une cause qui a dû se faire défendre par de tels hommes! !!la postérité se refusera à le croire.
(2) Nous avons lu, il n’y a pas long-tems, le Mandement d’unde nos Evêques , ayant pour objet d’intéresser la charilé de sesouailles au sort des classes pauvres. Dans cet acte le Prélat si-gnale, pour ainsi dire, en propres termes, et toute une classe a l’ani-madversion, et la livre à la discrétion de ceux qu'il a aidés à égarer.En effet, en parlant de ces riches à coeurs de marbre qui, assissur des monceaux d'or et d'argent , restent insensibles aux souf-frances du prochain y n’est-ce pas dire: s’ils ne vous donnentpas, prenez? Ainsi il ne suffit pas à ces hommes de nous avoir ex-