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La Belgique et l'Europe, ou précis des événemens, arrivés dans le royaume des Pays-Bas, pendant le périod de 1815 - 1831
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Ce principe neut été quabsurde si les ef-fets immédiats ne devaient pas être funestes àcelui de lordre. Nous disons quil est absurde,parce que, r sil devait être suivi, il faudrait que lesEtats renonçassent entre eux à tout traité ou alli-ance, qui aurait pour objet des garanties ou dessecours mutuels, et que,poussé jusquà dans ses der-nières conséquences, il ramènerait lhomme à sonétat primitif disolement, en ce quil ne permettraitpas même de pénétrer dans une maison lon ré-clamerait du secours, ni dempêcher des individusengagés dans une rixe de sassommer dans les rues.Il est tellement impraticable ce principe, queceux- même, qui lavaient établi comme règle,nont pas lardé à le violer et à agir dans un sensdiamétralement opposé (1). Mais quelque vi-cieux quil soit, il nen a pas moins conduit aubut que lon sétait proposé, en le proclamant,celui, de servir de sauve-garde à la révolte belge:y adhérer était donc consentir à ce que la causedu désordre prévalut et de ce consentement dé-coulaient naturellement toutes les conséquences,

(i) Tandis que la France sopposait à ce que les puissances in-tervinsent dans nos affaires, elle nous envoyait ses bandes daven-turiers, ses officiers à demi-solde et des troupes de prétendus-serleurs, elle aidait eir outre les chefs de la rébellion par ses con-seils et par des moyens materiels, et cela sappelait we pas inter-venir, Mais telle est la morale des chefs des révolutions, de blâ-mer chez les autres et de leur iuterdire, ce quils se permettent defaire eux-mêmes effrontément.