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Bruxelles, les plénipotentiaires des cinq grandespuissances se réunirent en conférence à Lon-dres , pour s’occuper, d’après le voeu exprimépar le Roi, des affaires de la Belgique. Danscette réunion la politique française du jourétait représentée par un diplomate, à qui la ma-nière , dont il s’était tiré de toutes les circon->stances que son pays a éprouvées depuis unequarantaine d’années, avait valu la réputationd’être au moins très habile: quant à la politiqueAnglaise, elle est devenue proverbiale, commele fut dans les tcms passés la foi grecque. Lesplénipotentiaires des trois autres puissances avaientdonc besoin d’entourer leur marche de grandesprécautions, pour éviter qu’on lui imprimât unefausse direction ; mais il nous parait quelle n’apas toujours été guidée par une juste défiance,quoique la France eut déjà mis à découvert sesintentions rélativement à la Belgique et que le ca-binet de St. James laissât percer les siennespar l’accueil que le Secrétaire d’Etat pour lesaffaires étrangères s’était empressé de faire àl’avocat de la révolte, que le soi-disant gouver-nement Belge avait envoyé à Londres.
Une première et grave déviation de la lignequ’il importait de suivre fut, à notre avis, l’ad-hésion donnée au principe de non-intervention,établi comme un nouveau point de droit publicpar la France et adopté par l’Angleterre.
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