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sivemcnt dans la place, et furent reçus et cachéspar les affidés de la ligue jusqu’à ce que l’oncrut la populace assez fanatisée par le clergé etconvenablement disposée par l’argent qu’on luiprodiguait. Lorsqu’on crut être suffisammentpréparé pour l’attaque , l’on fit assaillir inopi-nément les troupes du Roi dans les rues et auxdivers postes qu’elles occiqiaient, par des trou-pes de forcenés: une vive fusillade fut dirigéesur elles de toutes les maisons, où les suppôts dela ligue s’étaient tenus cachés, et de nombreusesvictimes tombèrent sous les coups de ces as-sassins.
Le général, qui commandait dans la place, ju-geant dès lors sa défense impraticable contre lesattaques auxquelles la troupe était exposée audedans, et contre celles que des bandes, de révol-tés envoyées de Bruxelles allaient diriger contrela forteresse, du déhors, prit la résolution dese rétirer dans la citadelle et de conclure avecl’autorité locale une convention, en vertu de laquelle les troupes qui occupaient encore la villel’évacueraient et iraient se placer dans une en-ceinte déterminée, au moyen de quoi toute hos-tilité devait immédiatement cesser entre elles etles révoltés.
Cependant les rebelles stationnés au déhors dela place y furent à peine entrés qu’ils s’empres-sèrent de violer la convention arrêtée, en alta-