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prodiguaient. Ainsi s’évanouit aussi, au grandregret des plus honorables citoyens de notrepays, l’espoir qu’ils avaient encore conçu endernier lieu de la fin prochaine de nos misères.
Les choses étant dans cette situation, le Princed’Orange prit le parti de quitter Anvers.
Les militaires belges de tout grade qui étaientrestés au service du Roi avaient déjà été licen-ciés auparavant, sauf un certain nombre , quisollicitèrent avec la plus vive instance la per-mission de défendre dans le malheur une causequ’ils avaient servie dans sa prospérité.
Du moment où l’héritier du trône avait quittéAnvers et que les troupes belges furent congé-diées , la situation des amis de l’ordre devintaffreuse par la pensée que le salut du pays n’al-lait plus dépendre que d’un avenir plus ou moinséloigné, et que dans l’intervalle ils auraient en-core de rudes et nombreuses épreuves à sou-tenir.
La première les attendit à Anvers: cette villefut une de celles où l’esprit de révolte que l’onpropageait par tous les moyens imaginables parmiles basses classes, fut le plus long-tems contenupar les efforts des habitans bien pensans. Maisil était à craindre que les intrigues de la liguefiniraient par le rendre prépondérant, et c’estce qui en effet arriva. Des individus soudoyéspar les chefs de la révolte se glissèrent succes-
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