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restait encore une tentative à faire pour parve-nir à cette fin si ardemment désirée par tousles bons citoyens : elle consista dans l’exécutionprovisoire de la résolution des chambres rélativeà la séparation des provinces du Midi d’aveccelles du Nord: le Prince d’Orange fut en con-séquence chargé de se rendre à Anvers et d’or-' ganiser une nouvelle administration pour la par-tie méridionale du Royaume. Mais vainementl’héritier du trône éjmisa toutes les voies de laconciliation : les chefs de la révolte et les misé-rables qu’ils avaient intéressés à leur entreprisepar des places et des gros émolumens, craignantde voir leur échapper le pouvoir qu’ils s’étaientarrogé et l’occasion de s’enrichir aux dépensdu pays, se refusèrent à toutes les propositionsd’arrangement, quoiqu’il y en eut dans le nom-bre, de la non acceptation desquelles le Princelui même se félicita plus tard, lorsqu’il recon-nut qu’elles ne furent qu’un piège tendu à sabonne foi par des hommes perfides qui se trou-vaient parmi son entourage.
De leur côté les ligueurs repoussèrent toutmoyen d’accommodement, se croyant suffisam-ment soutenus par les aventuriers étrangers,dont le nombre allait toujours en augmentantet par le rebut de la population des provincesqu’ils avaient plus fortement attaché à leurcause par l’appât du pillage et l’argent qu’ils lui