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seuls pour faire apprécier une cause dont lespartisans ont besoin d’y recourir pour assurerson triomphe.
Ce qui se passa à l’armée qui tenait la cam-pagne se répéta bientôt parmi les garnisons desplaces fortes. Tous les artifices furent employéspour ébranler la fidélité des militaires belges etles résultats ne répondirent que trop aux vuesde la ligue, l’esprit de trahison et de révoltene tarda pas à se manifester parmi les troupesoccupant les diverses forteresses, et les places oùles militaires belges étaient en majorité furentlivrées aux rebelles, avec les officiers et sous-of-ficiers et soldats hollandais que ces derniers re-tinrent , contrairement à tous les droits, commeprisonniers de guerre et leur firent subir, pen-dant plus d’un an, tous les genres de vexationset d’avanies.
I,c Gouvernement dut donc se décider à reti-rer des autres les troupes qui lui étaient restéesfidèles , d’autant plus , qu’elles n’étaient pas ap-provisionnées , personne ne s’étant attendu auxtristes événemens dont notre pays était devenusi soudainement le théâtre, Maastricht, Venlo,Anvers et Gand restèrent seuls occupées par lestroupes du Roi vers la fin de Septembre.
Au milieu de toutes ces circonstances déplo-rables , le Roi ne cessa de s’occuper des moyensde faire renaître l’ordre dans nos provinces. Il