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eu de ne diriger leurs fausses imputations quecontre les militaires hollandais, tandis qu’il estnotoire que nos soldats helges avaient formé aumoins les deux tiers du corps avec lequel lePrince Frédéric s’était avancé. Or qui a pudire à quelle division du Royaume appartenaientles auteurs de ces crimes, si réellement ils eus-sent été commis?
Cependant les ligueurs, feignant de considérerla généreuse résolution du Prince de ménager lacapitale, comme l’elfet d’une défaite, firent sonnerbien haut les résultats de leurs glorieuses journéeset profitèrent de cette circonstance pour propa-ger l’esprit de défection parmi les militaires helges.
Leurs efforts n’eurent malheureusement quetrop de succès: beaucoup de nos compatriotes,cédant aux perfides suggestions des agens de larévolte , quittèrent leurs drapeaux et passèrentdu coté opposé, au mépris de leurs devoirs lesplus sacrés ; quelques uns s’oublièrent au pointde quitter leurs rangs, au moment du combatet tournèrent leurs armes contre ceux que, quel-ques minutes avant, ils appelèrent encore leurscamarades et avec lesquels ils venaient dans uneoccasion récente de partager la gloire et les dan-gers. (1) Des faits aussi odieux suffiraient à eux
(i) Un fait semblable est arrivé entre autres a Lierre, où il n’yeut entre la promesse spontanée d’une inébranlable fidélité et laplus noire trahison qu’un intervalle de vingt quatre heures.