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Les ligueurs et les êtres frénétiques qui mar-chaient à leur suite se jetèrent comme des vau-tours sur les fonctions et les emplois publicset en firent une véritable curée générale , à la-quelle prit part tout ce que le pays a de moinsrecommandable sous les rapports de la moralité,des connaissances et de l’aptitude.
Pour faire place à cette tourbe de prétendans,on révoqua une foule de fonctionnaires et d’em-ployés à qui leur position n’avait pas permis desuivre l’exemple de ceux qui, en grand nom-bre s’étaient retirés dès que la révolte eut prisun caractère décidé, ne voulant pas servir unecause qu’ils abhorrèrent.
Le désordre faisant de plus en plus des pro-grès dans nos provinces , beaucoup de membresméridionaux des Etats-généraux crurent devoirprier instamment le Roi de prendre des mesuresefficaces pour l’attaquer et le détruire dans sonprincipal foyer, D’un autre côté nous savonspositivement, que beaucoup de nos concitoyensles plus notables de la capitale avaient réunileurs prières verbalement et par écrit à cellesdes membres des Etats-généraux, et avaient mêmedonné l’assurance que, du moment où la force ar-mée se présenterait devant Bruxelles , elle trou-
procurer l'amitié d’un certain Lord tèrs-connu dans notre ville, le-quel a rendu, d’une manière dit-on excessivement généreuse, servicepour services.