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verait toutes les dispositions prises pour y réta-blir l’ordre de concert avec elle.
Cette assurance et ces instances furent, à notreparfaite connaissance, si souvent répétées, quele Roi se décida enfin à faire marcher sur notrecapitale un petit corps de troupes d’environ8000 hommes sous les ordres de S. A. R. lePrince Frédéric.
La force peu considérable qui fut mise à ladisposition du Prince prouvait évidemment qu’onn’avait pas le projet de prendre de vive forceune cité populeuse, mais seulement celui de l’oc-cuper à l’aide des citoyens bien-intentionnésqu’elle renferme.
Cette entreprise provoquée par des hommesqui étaient bien certainement de bonne foi, nefut pas plus heureuse que la tentative que l’onavait sollicitée du Prince d’Orange. Les aven-turiers français et le rebut de la population belgeavaient continué à affluer à Bruxelles : les forcesdes révoltés furent en outre encore augmentéespar des officiers à demi solde venus de Franceet par de nombreux détachemens de dix à vingthommes parfaitement armés et se disant déser-teurs français (1).
Tous ces étrangers rassemblés dans Bruxelles
(i) La plupart de ces dc'lachcmens vinrent par les Ardennes: ilsavaient des sousoflicicrs à leur tôle et marchaient par journées d’e-tappes. Les auLorilés révolutionnaires obligèrent les malheureuxhabitons à les loger et nourrir gratuitement.