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mieux apprécier les immenses sacrifices, aux-quels ils avaient consenti au profit de l’in-dustrie belge, ne demandèrent pas mieux qued’affranchir leurs connnittans d’une commu-nauté d’intérêts qui leur était préjudiciable.
La séparation provoquée par les plus coupa-bles motifs et par les plus basses ambitions futdonc résolue à une assez forte majorité, et il nerestait plus qu’à la régulariser dans la formevoulue par la loi fondamentale.
Mais tandis qu’on délibéra à la Haye sur lesmoyens de rétablir l’ordre légal, les chefs de larévolte poursuivirent imperturbablement leurmarche et s’emparèrent du pouvoir suprême, ense constituant eux-mêmes en Gouvernement pro-visoire.
Dès ce moment commença à se réaliser leprojet unique que la plupart des partisansde la révolte avaient conçu, celui de s’empa-rer des places et défaire leurs affaires, ou, cequi était le cas d’un grand nombre, de les réta-blir. (1)
(i) On se rappelle que Cicéron écrivit un jour à Atticus: »J’aitant Je dettes que je suis tenté de prendre part à la premièreconspiration qui se tramera, pour me procurer les inoyeus de lespayer.” Nos régénérateurs ont pris au sérieux ce que l’illustreRomain écrivit en plaisantant. L’on nous assure que parmi noshauts personnages, qui naguères étaient très-bas, il y en a uti quin’était pas loin de la nécessité de remettre à ses créanciers la clefde 6on logis, lorsque la glorieuse révolution vint heureusement lui