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Haye, la ligue fit tous les efforts imaginables pouraugmenter ses moyens de résistance dans la ca-pitale: à cet effet elle envoya des émissaires dansles principales villes pour recruter des renfortsparmi la lie du peuple, et bientôt nous vîmesarriver dans cette ville plusieurs milliers de ceshideux auxiliaires, sans chaussure, couverts defragmens de vétemens et en général bien di-gnes de ceux qui les avaient appelés et de lacause qu’ils devaient défendre : nous eûmes ladouleur d’en voir le nombre journellement gros-sir par une foule d’aventuriers venant de France,et parmi lesquels il y en avait des prisons dela Force et de St. Pélagie. Ce ramas de genssans feu, ni lieu, qu’un des ligueurs qualifia,plus-tard, lui-même d'écume de la France, ceramas, disons nous, réuni à des individus de mêmealloi venus de nos provinces, rendit vains lesvoeux, que forma l’immense majorité des habi-tans de la capitale pour un prompt retour àl’ordre légal.
Néanmoins une tentative eut lieu pour par-venir à ce but, tant désiré par tous les hom-mes de bien. S. A. R. le Prince d’Orange, setrouvant à l’armée et à proximité de Bruxelles,fut sollicité par des personnes notables, à lasuite de plusieurs entrevues qu’il eut avec elles,de se rendre dans la capitale pour ouvrir desvoies d’accommodement. Ce Prince toujours loyal
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