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et confiant, ri’ayant d’ailleurs rien de plus àcoeur que de concourir à faire renaître le calmeet l’ordre dans notre malheureux pays, consen-tit à la démarche que l’on sollicitait de lui etvint en ville.
A Dieu ne plaise que nous soyons disposésà prêter des intentions perfides à ceux qui ontmanifesté à l’auguste personnage le voeu qu’ila suivi; mais il demeure toujours constant queses généreuses intentions ont failli à lui deve-nir funestes par l’espèce d’embûche qu’on luiavait dressée. Toutes les rues, par lesquellesson passage devait s'effectuer, furent encom-brées de la plus vile populace, ainsi que desbandes d’aventuriers étrangers et de gens sansaveu accourus de l’intérieur ; cette tourbe in-spirée par la ligue et dirigée par elle, manifestades sentimens tout opposés à ceux dont la bour-geoisie de Bruxelles était animée, et qu’ellen’eut pas le courage d’exprimer, en présencedes élémens d’anarchie, pour imposer silence àleurs vociférations. Ce défaut d’énergie devaitdéjà faire considérer comme manqué le but del’arrivée du Prince dans la capitale; mais il sur-vint encore une autre circonstance, qui ôta toutespoir d’en voir naître des résultats utiles à lacause de l’ordre. Le cortège qui devait conduirele Prince à son palais, fut inopinément détour-né de la route qu’il devait suivre et dirigé vers