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par l'empressement que les conjurés mirent, dèsle 26 au matin, à faire briser, par leurs ban-dits enrôlés, les armes du royaume, par-tout oùelles existaient devant les édifices publics, oules maisons des particuliers (1) de l'aire fouleraux pieds les couleurs nationales, de les faireremplacer par d’autres et enfin de faire insulterd’une manière grave les personnes qui, ne sedoutant pas de la tendance du soulèvement, s’é-taient montrées en public décorées des ordresroyaux.
Ces députations, — envoyées à un Souveraindont on avait déjà fait briser les armoiries et fouléles couleurs aux pieds et à qui on prescrivaitdes conditions aussi inaccejrtables, quant aufond, qu’olfensantcs par leur forme, — ces dépu-tations, disons-nous, n’étaient qu’un indigne jeupar lequel on voulait gagner du tems, trom-per les simples sur le véritable but des conspi-rateurs et rendre le Monarque odieux aux mas-ses par la nécessité où ils le placèrent de refu-ser des demandes qu’il ne dépendait pas mémode lui d’accorder.
Pendant que ses députés se rendaient à la
(i) Un passant ayant fait remarquer à une troupe de jeunesgens du peuple, qui étaient occupés à arracher les armes royalesdu devaut d’uu magasin, qu’ils s’exposaient à se faire mettre enprison, un d’eux lui répondit: nous ne craignons pas la prison;un grand nous a chargés de le faire et nous a dit que nous ne ris-quons rien •