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Tandis que le plus grand nombre des villesse trouva au pouvoir des factieux et sous la ty-rannie de la lie du peuple , le plat pays, à l’ex-ception des villages situés à proximité des citéspopuleuses , se tint pendant assez long-tems par-faitement tranquille, malgré les efforts que firentles conspirateurs pour le remuer, et même dansles villages , dont nous venons de parier, le rebutseulement des habitants se joignit à la populacedes villes, rmi qu’il était par l’espoir de partici-per au pillage.
A l’heure même où nous écrivons ceci, ilexiste des districts ruraux entiers où aucunedisposition révolutionnaire ne s’est encore mani-festée et où l’on n’obéit et paie qu’à regretet seulement parce que l’on n’a pas trouvéun moyen qui put paraître assez sûr de se sous-traire au joug des oppresseurs.
Dès que la ligue eut établi sa dominationdans les principales villes à l’aide des bassesclasses, elle lit partir des diverses provincesdes députations, pour porter au Roi à la Hayeune espèce d’ultimatum, renfermant la demandedu redressement des prétendus grièfs dont nousavons parlé, et une foule d’autres prétentions,les unes plus extravagantes que les autres, quiprouvèrent clairement le but vers lequel les fac-tieux marchaient.
Ce but était du reste déjà devenu évident
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