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besoin ils pouvaient opposer à la garde bour-geoise, les conspirateurs répandirent: qu’il nes’agissait pas pour le moment du rétablissementde l’ordre légal, mais du redressement des griefset qu’il fallait rester sous les armes jusqu’à ce quece but fut rempli. Cette notification fut un grandtrait de lumière pour les hommes bien pensans;mais ils n’eurent pas assez de fermeté pour sesoustraire à un ]Gug qu’il eut encore été possi-ble de briser ; ils manquaient d’ailleurs d’un hom-me capable de se mettre à leur tète et de lesdiriger.
Dans la plupart des chefs-lieux de provinceset dans les villes d’un rang inférieur les scè-nes de dévastation et de pillage, qui eurent lieuà Bruxelles, furent répétées. Dans un petitnombre de provinces seulement les Gouverneurscivils eurent le courage de lutter pendant uncertain teins contre les efforts de la ligue; par-tout ailleurs les troupes de ligne et les gardescommunales furent par la faute des premiersmagistrats réduites à l’inaction et le terrain aban-donné aux ligueurs et à leur milice, la populace.Dans quelques provinces les Gouverneurs civilspoussèrent l’oubli de leur devoir jusqu’à dépo-ser de prime-abord leur pouvoir entre les mainsdes chefs des conjurés.
dans la main d’un honnête citoyen, que nous pourrions nommer etqui par événement s'était trouvé enveloppé dans la foule.