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avaient cherché à les faire prévaloir sur lesré-gleinens d’ordre public, tant parmi les troupesde ligne, que parmi les corps de la garde bour-geoise ; ce qui peut avoir influé sur la conduitede celle de Bruxelles, au moment où il était deson devoir d’agir. Nous avons cité cette circon-stance moins pour justifier la conduite de nosconcitoyens (qui nous paraîtra toujours blâma-ble) que pour l’expliquer.
Tandis que les bourgeois "armés ne firent rienaprès leur réunion complette, pour le rétablis-sement de l’ordre légal et que la troupe de ligneresta dans l’inaction aux postes qu’elle avait oc-cupés dès le 26 au matin, les conjurés déployè-rent la plus grande activité pour armer la po-pulace , faire dépaver et barricader les rues,tout comme à Paris. Inquiets enfin de la tour-nure que prenaient les choses, beaucoup de ci-toyens amis de l’ordre demandèrent à connaîtreles motifs de l’inaction où on les tenait, tandisque les basses classes continuaient à se livrer àtous les genres de désordres ? Cette demandefut trop tardive: se sentant forts de la popu-lace qu’ils avaient soudoyée, (1) et armée, et qu’au
(i) On a remarqué beaucoup d’argent de France chez les indivi-dus qui avaient pillé, incendié et saccagé, pendant la nuit du 25au 26 : les pièces étaient pour la plupart noircies par la poudreque les bandits avaient enlevée chez les marchands, et dont ilsavaient rempli leurs goussets et les poches de leurs gilets.
L’on glissa par méprise, cette même nuit, une pièce de 20 francs