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vers Midi, il s’en forma des réunions dans quel-ques quartiers de la ville, la populace recrutéepubliquement par les ligueurs et enhardie parl’absence complet te de mesures de répression ,avait déjà grossie notablement la bande qui avaitagi seule pendant la nuit(l) et dès lors la ré-pression devint déjà plus difficile. Ces réunionsétaient d’ailleurs sans direction, aucun des prin-cipaux chefs de la garde bourgeoise ne s’y étantrendu, du moins n’en avons-nous vu nulle part.
Ce ne fut que dans l’après-midi que l’on vit ren-trer en ville de sa campagne, où il était, l’ancienchef de cette garde et en prendre le commande-ment, nous ignorons en vertu de quel titre; mais cequenoussavons fort bien, c’est qu’il n’eut dépenduque de lui que force restât à la loi : le rôle, qu’il ajoué depuis , explique pourquoi il s’en est abstenu.
Il est néanmoins juste de dire aussi, que lesfeuilles de la ligue à l’occasion des comptes qu'el-les rendaient des événemens de France, avaientpeu à peu cherché à accréditer la doctrine:Qu’exercer des actes de sévérité contre des at-troupemens séditieux (qu’elles avaient soin dequalifier de réunions du peuple ) était commet-tre un crime irrémissible; ces doctrines, elles
(i) Il est digne de remarque que ces forcenés firent entendreconfusément des vivat en l’honneur de la république, de Napoléon,de Charles X, de la liberté, de Louïs XVIII etc. Des milliersde personnes ont été, comme nous, témoins de cette circonstance,qui n'échappera pas à l’attention de l'observateur.