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Ce fut dans la nuit du 25 au 26 Août 1830à la suite d’une représentation de la Muettede Porlici que cent à cent cinquante ban-dits , couverts de haillons, que quelques indi-vidus bien mis paraissaient diriger , attaquèrentd’abord l’imprimerie d’un journaliste opposé à laligtre, puis sa maison et son magasin de librai-rie qu’ils dévastèrent complètement. De là ilsse rendirent dans d’autres quartiers de la ville,incendièrent l’botel habité précédemment parleMinistre de la justice , pillèrent et saccagèrentensuite successivement plusieurs autres habita-tions, entre autres l’hotel du gouverneur civil,ainsi que la maison occupée par le Directeurde Police.
Lorsque le jour parut, l’on put juger du petitnombre des scélérats, qui avaient commis tantde désordres et répandu l’effroi pendant la nuitdans la ville par une fusillade continuelle accom-pagnée des plus affreux hurlemcns. Cependantquoiqu’il n’eut pas été difficile de réduire cettehideuse bande déguénillée à l’impuissance denuire , par un déploiement de forces peu con-sidérables , aucune mesure ne fut prise à ceteffet. La troupe de ligne, d’ailleurs peu nom-breuse se trouva stationnée devant le palais duRoi et devant d'autres édifices publics, et lagarde bourgeoise ne se montra pas pendant laplus grande partie de la matinée, et quand,