suite facilitée tant, par elle, que par les dépo-sitaires du nouveau pouvoir sorti de la révolu-tion de Juillet.
Mais tandis que les factieux tenaient des con-ciliabules dans nos principales villes et concer-taient avec les apôtres du désordre à Paris leurplan d’opération, nos provinces jouissaient dela plus parfaite tranquillité: Tout le inonde, lepetit nombre d’agitateurs excepté , que l’on voyaitse donner beaucoup de mouvement, se livraità ses occupations ordinaires ; on continuait àformer des projets d’entreprises en constructiond’édifices et de routes etc. comme si le pays étaitdestiné à jouir encore long-tems de l’état pros-père où il se trouvait. La ville de Bruxellesprésentait, par le grand nombre d’étrangers quel’exposition des produits de notre industrie yavait attiré, l’aspect le plus brillant. Aucunacte du pouvoir n’avait fourni, comme à Paris,le motif, ou le prétexte à un mouvement po-pulaire spontané ; aussi n’en remarquait-on pasnon plus un symptôme positif.
Mais pendant que cet état de calme rassuraitles bons citoyens , et que le Gouvernement s’aban-donnait à cette sécurité que donne une consciencepure, la malveillance avait tout préparé pour réa-liser son dessein criminel, de pousser le pays ausuicide. La ville de Bruxelles devait être le thé-âtre des premières entreprises des conspirateurs.