généreuses: régnant en vertu d’une charte, aumoins aussi libérale que celle de France, d’unecharte qu’il avait fait rédiger et présenter àl’acceptation du pays, il en avait, de l’aveu mêmedes factieux, religieusement observé toutes lesdispositions et en fut le principal appui contrele parti-prêtre et la noblesse, qui dès 1815 larepoussèrent comme trop libérale.
Ce Prince ne devait donc pas trouver d’ad-versaires dans les chefs d’une révolution, qui nesemblait avoir été entreprise, que pour mettreles institutions de la France à l’abri des attein-tes du même parti, contre les attaques duquelle Souverain des Pays-Bas défendait les nôtres.
Il y a plus, le généreux asyle que le Roi s’é-tait plu à accorder à une foule de français queles discordes civiles avaient éloignés de leur solnatal, et la protection spéciale dont il honoraplusieurs d’entre-eux, aurait dû lui assurer unelarge place dans le souvenir reconnaissant dequelques-uns des mêmes chefs dont nous venonsde parler. L’événement prouva que l’on avaittrop bien présumé du principe révolutionnaire,en supposant ceux qui le professent susceptiblesde sentimens de justice et de reconnaissance.Il arriva donc tout le contraire de ce que l’onavait jugé probable: l’exécution du projet derévolte que la ligue avait formé, fut d’abordprovoquée par la propagande française et en-